Puisque l’année touche à sa fin, l’heure est donc au bilan, comme l’usage le veut.
Un bilan très étrange, difficile presque, avec comme chaque années de très bonnes choses qu’il a fallu dégager des buzzs inutiles et autres tentatives qui laissent de marbre. Mais on a l’habitude et ça a toujours été comme ça, donc de tout cela on ne gardera que le meilleur :
- “Last but not least”
Dustin Wong - “Infinite Love”

Dustin Wong — Infinite Love #13
Ex-aequo avec :
Swans - “My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky”

The Ex -“Catch My Shoe”

Disappears - “Lux”

- “… Avec les felicitations du jury”
Senking - “Pong”


Max Richter - “Infra”

Un album qui n’a jamais été mentionné sur Transmissionary, mais qui fait assurément parti de ce que j’ai le plus écouté cette année. Une sorte de bulle hors du temps d’une douceur et d’une beauté rare.
Gil Scott-Heron - “I’m New Here”

- Le Trio de tête :
Autechre - “Oversteps” / “Move of Ten”


Tristan Perich - “1-Bit Symphony”

Tristan Perich - 1-Bit Symphony Movement 2
Un petit mot sur le minimalisme de Tristan Perich, qui fait parti du quartet de tête cette année, alors même que je l’ai loupé au Sonar 2010 et que je n’en ai jamais parlé sur Transmissionary. Après le remarquable “1-Bit Music”, Tristan Perich monte le niveau avec l’œuvre ultra sensible que constitue “1-Bit Symphony”, malgré un aspect peut être un peu monomaniaque qui pourra en rebuter certains.
C’est non seulement album qui se révèle davantage à chaque écoute et ce malgré le caractère totalement primaire du son, mais aussi un objet à avoir puisqu’à la manière de “1-Bit Music”, “1-Bit Symphony” offre le dispositif qui joue la musique : la puce qui renferme la composition.
Digne héritier du meilleur de l’electronica romantique du début des années 90 tout en assumant totalement l’hommage aux maitres du minimalisme que sont Philip Glass ou Steve Reich, œuvre hautement complexe tout en étant totalement ludique, “1-Bit Symphony” c’est un peu LA claque totalement inattendue de l’année. Une véritable révélation.
Manual - “Drowned By Light”

Parce qu’il n’y a rien eu de plus beau cette année.
Révélation de l’année :
Le génie hybride de Necro Deathmort. Et Tristan Perich (même si son premier album “1-Bit Music” est sorti en 2005). Et les “Tapes Series” de Mississippi Records (même si ça ne compte pas vraiment puisque ça n’est pas sorti en 2010).
EPs de l’année :
ANBB - “Ret Marut Handshake”
The Austerity Program - “Backsliders And Apostates Will Burn”
Kangding Ray - “Pruitt Igoe”
Lemonade - “Pure Moods”
Seefeel - “Faults”
WALSH - “Smoke Weed About It EP”
- Sans oublier… :
Albums :
Brian Eno - “Small Craft On A Milk Sea”
Emeralds - “Does It Look Like I’m Here ?”
Hidden Orchestra - “Night Walks”
LCD Sounsystem - “This Is Happening”
Liars - “Sisterworld”
Mark Fell - “Multistability” & “UL8”
Marvin - “Hangover The Top”
Massive Attack - “Heligoland”
Matthew Dear - “Black City”
Merchandise - “Strange Songs (In The Dark)”
Noisia - “Split The Atom”
Scorn - “Refuse; Start Fires”
Scuba - “Triangulation”
The Phantom Band - “The Wants”
EPs :
Fairmont - “3 Cities”
Forest Swords - “Dagger Paths”
Gessafelstein - “Variations”
How to Destroy Angels - “How to Destroy Angels”
Malente - “Tarzan Boys EP”
Nuel - “Aquaplano Ltd 01”

